Un récent sondage réalisé par Automoto (TF1) relève que, lors de l'achat d'un véhicule, le critère prioritaire des sondés est l’esthétique (33,6%), suivi du prix (25,6%) et des performances (20,5%). Voilà qui expliquerait, s’il en était encore besoin, le succès de certaines citadines à la bouille "craquante" et au tarif pourtant défavorable dans leur catégorie et, à contrario, la diffusion modérée de la Vel Satis, pourtant bourrée de qualités mais dont les lignes n'ont pas généré l'enthousiasme.
Dans les années soixante et soixante-dix, les lignes de la Berlinette n'étaient pas le dernier argument pour décider ses acquéreurs, même convaincus par sa sportivité. Un peu plus tard, lorsque l'option "Pack GT" fut proposée sur I'A310 V6, son succès fut immédiat et ses ventes dépassèrent celles de la version originale malgré un tarif conséquent. Aujourd'hui encore, cette version est très recherchée, même par les plus jeunes amateurs.
Un peu plus tard encore, le dessin des GTA répondra davantage à la recherche d'un excellent Cx qu'aux lignes qu’auraient souhaitées ses acheteurs potentiels. L'A610, l'Alpine la plus aboutie, bénéficiant d'une excellente mise au point, mais reprenant les mêmes bases esthétiques pour réduire l'investissement, ne pourra relever les scores de vente en baisse. On a dit qu'avec elle on s'était "trompé de territoire" (comprenez "de cible de clientèle"). Vraiment ? Même si l'idéal est de conserver dans la gamme un modèle permettant un premier accés aux "nouveaux venus", l’Alpiniste, comme la plupart des automobilistes, ne rêvait que de passer au modèle supérieur à chaque nouvel achat.. et on a vu dans les exemples précédents que, dans la décision d'achat, le coût passe bien après l’esthétique ...
Jean-Marc COTTERET
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