Michel Badosa : un rêve devenu réalité

Nous avons eu l’occasion de descendre dans le Sud, au pays du célèbre Raimu, à la rencontre du vainqueur du dernier Monte-Carlo Historique. Un personnage à la monture désormais bien connue de tous.

Texte et photos Frédéric Lombard

Michel voit le jour en 1963 à Lourdes, d’un père ancien militaire et d’une mère enseignante. Il passe toute son enfance dans cette ville mondialement connu pour ses pèlerinages. Michel à un frère, mais qui n’a aucune passion pour les voitures et la mécanique. L’amour de la R8 lui vient peut-être de la voiture familiale, une R8 blanche (956 cm3), ou Michel passe de nombreuses heures assis sur la banquette arrière. Il effectue des études de mécanique (CAP mécanique auto) et devient compagnon du devoir.

Marin et rallyman

Il devance ensuite l’appel du service militaire et s’engage dans la Marine Nationale, effectuant notamment deux tours du monde sur la Jeanne d’Arc dans les années 1984-86, puis passe une période dans les sous-marins. Mais la mécanique le passionne toujours autant et il passe un examen pour devenir mécanicien auto à Lorient en 1990. Après cinq années pendant lesquelles ses deux fils Jérémy et Vincent et sa fille Camille vont voir le jour, il effectue l’assistance de José de Sousa de Rochefort (R5 GT Turbo) pendant ses week-ends, de 1987 à 1989. Cela lui donne envie de passer derrière un volant : il fait l’acquisition de la R5 GT Turbo qu’il connaît parfaitement, et va effectuer ses débuts en 1991, en Groupe N.
Membre de l’équipe de l’Auto-Moto Club du Morbihan (AMCM). Il va rouler en course de côte mais aussi en rallye et et slalom. En 1992, il devient Champion de Ligue Maine-Bretagne, en course de côte, avec sept victoires de groupe.
Michel participe également au Rallye d’Automne, le rendez-vous incontournable, mais en 1992 cela se termine dans un arbre, Stéphane Carre, son copilote finissant à l’hôpital. Michel rachète une caisse avec un arceau Matter et repart pour une saison. D’entrée de jeu, il remporte le Groupe N et termine 3e au scratch au Rallye Côtes de Lumière. Il se qualifie pour la Finale de Soulac mais des problèmes techniques vont lui causer pas mal de soucis. Alors, pour 1994 il fait préparer l’auto chez Cupissol, le sorcier de l’époque. Il va ainsi terminer premier de la Ligue Bretagne après plusieurs podiums et premier GT Turbo de France, ce qui le qualifie pour la Finale des rallyes qui se déroule à Tournus. Malheureusement, alors qu’il était en tête des GT Turbo, il sort de la route à trois kilomètres de l’arrivée. Voiture cassée, ainsi que le mulet en reconnaissances, il voit l’avenir en noir.

Au tour de la monoplace

Début 1995, Michel obtient sa mutation pour l’Arsenal de Toulon en tant que mécanicien auto et va tout vendre afin de s’installer confortablement dans le sud de la France et pouvoir acheter une maison proche de son travail. Celle-ci possède un garage où une nouvelle R5 GT Turbo va venir prendre place, mais ne connaissant personne sur la région, Michel va débuter en slalom et se qualifier pour les finales de Sens, Croix-en-Ternois et Lure (1998-2000).
En 2001, Michel quitte l’armée et intègre la Préfecture Maritime du Var. Il décide alors de laisser Renault pour faire l’acquisition d’une monoplace Dallara 389 avec moteur Toyota. Continuant à écumer les slaloms, notre homme se qualifie pour les finales de Nantes, du Circuit Carole, et surtout pour la finale 2005 à Graulhet où il remporte le titre de champion de France des slaloms. Mais personne dans la famille n’a le virus de la compétition et Michel décide de tout vendre et de tirer un trait sur le sport auto. En 2011, il devient responsable du parc automobile de la Préfecture Maritime et se retrouve avec soixante voitures à gérer, passant la plupart de son temps dans un bureau. Dur pour Michel qui a vécu tellement de choses. Pour se changer les idées, il fait l’acquisition d’une R8 et participe à un rallye « carto », mais il apprécie ce type de compétition avec modération.

La passion du Monte-Carlo Historique

N’étant pas très éloigné de Monaco, il décide de participer au Monte-Carlo Historique en 2012 mais il explose le moteur et renonce. En 2013, il assiste à l’épreuve en spectateur et, l’année suivante, il suit Robic (sur GS) avec une bande de copains de Bretagne, ce qui le motive pour s’inscrire. (…)

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